Les filles de la terre ont dit aux fils des hommes :
« Tout se fane et s’éteint sur la rive où nous sommes.
Une heure vient, plus sombre, où dans l’urne des fleurs
Le ciel ne verse plus sa lumière et ses pleurs,
Où le vent qui s’éveille avec l’aube nouvelle
Dans leurs souffles d’odeurs ne baigne plus son aile.
Tout passe ! la vertu, cette rose du ciel,
Seule ici-bas connaît un printemps éternel.
Comme les rejetons de leurs tiges prospères,
Vous vivez, vous croissez à l’ombre de nos pères.
Vos rameaux, à leur tour, grandissants et plus verts,
Ombrageront leurs fronts blanchis par les hivers.
Nos mères, saint trésor d’amour et de tendresse,
Comme un pampre doré que son doux poids affaisse,
S’inclinent sous l’orgueil de leur fécondité,
Rendant grâce au Seigneur de leur postérité.
S’il nous est doux d’aimer nos pères et nos mères,
Il nous est doux aussi de vous aimer, nos frères ! »


Auguste Lacaussade

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