Quand les printemps m’étaient joyeux
Prenant leur azur à tes yeux
Pleins d’une éternelle promesse,
Les clochettes des lilas blancs,
Dans la brise, à nos cœurs tremblants
Chantaient une amoureuse messe.

Des alléluias infinis
Montaient des buissons pleins de nids,
Et le cœur odorant des roses
Se balançait dans l’air du soir
Avec des parfums d’encensoir.
— Mais, à présent, printemps morose !

C’est le requiem des amours
Que murmure au déclin du jour
L’oiseau sur les branches lassées ;
Et les clochettes des lilas
Dans l’air léger tintent le glas
Des espérances trépassées !


Armand Silvestre

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