Les eaux, la terre, l'aer, les poissons escaillés,
Les bestes des forests, les oyseaux esmaillés,
Les petits animaux des terrestres mouëlles.
Les ans, les moys, les jours, et les nuits tisse-voiles,
La course des saisons, ouvrages entaillés
De l'ouvrier souverain, tel qu'il les a baillés,
On les void sans avoir tissé nouvelles toiles.
Tout est au mesme estat qu'il estoit, lors que Dieu,
A chacun ordonna et la place et le lieu,
Sans avoir point changé de forme et de figure.
L'homme tant seulement, seul, est defiguré
Et metamorphosé, declinant sa nature :
Tout autre genre a plus en sa forme duré.
Jean de Boyssieres
Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.