On disait : — Il est mort, foulé sur la grand’route
Par ceux dont il voulait arrêter la déroute.
Cet autre, au coin d’un bois, tomba seul. Celui-ci,
Plutôt que de céder, s’est fait tuer ici.
Celui-là fut broyé sous tant de projectiles,
Et tous ces dévouements étaient bien inutiles !

Et je pensais : jamais dévouement n’est perdu ;
Ce germe est immortel, et le sang répandu
Consacre le principe au nom duquel il coule.
Ces braves ne sont pas grains de sable à la houle :
Ils sont grains de froment au sillon large et droit ;
Où sema le devoir, moissonnera le droit.


Louisa Siefert

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