La révolte, de sang et de larmes suivie,
A brisé du talon le pouvoir qu’on envie,
Et Yang-Ti, fils du ciel, en cette nuit d’horreur,
Gît aux pieds de son trône, un couteau dans le cœur.

Son héritier, qu’attend une même agonie,
Prend un flacon fatal dont nul ne se méfie,
Le vide, et dit, tourné vers le dieu Fô : « Seigneur !

Fais que, dans les hasards d’une seconde vie,
Je ne renaisse pas au corps d’un empereur ! »


Louis Bouilhet

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.