Au dos d’un océan sans bornes,
Battu des vents, rongé des flots,
Le plus funèbre des îlots
Hérisse ses falaises mornes.

Ni pins touffus, ni bouquets d’ornes,
Sur ses récifs pleins de sanglots ;
De loin, les jeunes matelots,
Pour se moquer, lui font des cornes ;

Tandis qu’un tonnerre assidu
Marque au flanc ce rocher perdu,
Comme un voleur qu’on stigmatise !...

Gens qui voguez à l’horizon,
Ce pauvre îlot, c’est la Raison !
Cet océan, c’est la Bêtise !...


Louis Bouilhet

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