L'on ne voit rien que feux, l'air est tout enflammé,
Le ciel est tout rougi, à peine la lumière
Des astres apparaît, l'ombre s'enfuit derrière.
Cette nuit-ci ressemble un beau jour allumé !

Mais hélas ! dedans moi Amour trop animé
Fait croître à tous moments une flamme meurtrière,
Et pour l'entretenir mon cœur sert de matière ;
Et dans l'eau de mes yeux je serai consumé.

Ces feux qu'on fait ici, ce sont feux de liesse,
Mais le feu qui me brûle est un feu de tristesse
Qui me fait vivre en peine et mourir en tourment.

On danse, on chante, on rit autour de cette flamme,
Moi je pleure et soupire, et en pleurant mon âme
Gémit autour du feu qui me va consumant.


Isaac Habert

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