Ton sourire infini m’est cher
Comme le divin pli des ondes,
Et je te crains quand tu me grondes,
Comme la mer.

L’azur de tes grands yeux m’est cher :
C’est un lointain que je regarde
Sans cesse et sans y prendre garde,
Un ciel de mer.

Ton courage léger m’est cher :
C’est un souffle vif où ma vie
S’emplit d’aise et se fortifie,
L’air de la mer.

Enfin ton être entier m’est cher,
Toujours nouveau, toujours le même ;
O ma Néréide, je t’aime
Comme la mer !


René-François Sully Prudhomme

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