Lorsque la nuit descend et de ses voiles sombres
Sur la cime des monts déploie au loin les ombres ;
Quand les brises du jour, sommeillant sous les fleurs,
Au feuillage des bois ont rendu le silence,
Et que l’astre des soirs de l’horizon s’élance
Porté sur un char de vapeurs ;

O Muse ! contemplant l’obscurité qui tombe,
Pensive, tu t’en vas, semblable à la colombe
Qui frôle à pas furtifs le sable uni des mers,
Sur des bords isolés continuer ton rêve,
Et mêler au bruit sourd que murmure la grève
L’écho mystérieux de tes muets concerts.


Auguste Lacaussade

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