Mere d’Amour, et fille de la mer,
Du cercle tiers lumiere souverene,
Qui ciel, et terre, et champs semez d’arene
Peuz jusq’au fond des ondes enflammer.

Toy, qui le doulx mesles avec l’amer,
Quand ce beau riz, qui le ciel rasserene,
De tous les Dieux le plus cruel refrene,
Et le contrainct ton aide reclamer,

Dont luy tout plein de ce tant doulx venin
Entre tes bras paist son œil jà benin
En ta divine, et celeste beauté :

Te plaise (helas) Déesse, à ma priere,
Flechir un peu ceste mienne guerriere,
Qui a trop plus, que Mars, de cruauté.

Joachim Du Bellay

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