Muette Nuit qui de robe embrunie
Vêtis les cieux au mantel étoilé,
Ton noir chariot soit bien vite attelé,
Jà le Soleil sa carrière a fournie.

Avance-toi pour ma joie infinie :
Flore allant voir, je veux être voilé
De ton manteau ; pour mieux être celé,
Or que je vais lui faire compagnie.

Qui veut aimer doit aimer loyaument,
Et ses amours tenir secrètement.
Ce qui est dit bien souvent on regrette,

Comme jadis les sacrés Éleusins,
Le bon amant tient la chose secrète,
Un bon larron cèle ses larrecins.


Jean Godard

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.