N'avez-vous pas vu, drapée en chlamyde,
Une jeune femme aux cheveux ondés,
Qui prend dans le ciel son regard humide,
Car elle a les yeux d'azur inondés ?

Son front souriant qu'un rêve traverse
N'est pas couronné, mais elle a vingt ans.
Et sur ce beau front la jeunesse verse,
Verse à pleines mains les fleurs du printemps.

Mais le ciel jaloux, sans attendre l'heure,
Prit ce doux portrait pour le paradis :
Et mon pauvre cœur qui saigne et qui pleure
Ne me chante plus qu'un De profundis !


Arsène Houssaye

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