Ton âme m’est visible ainsi que la lumière,
Et, comme elle, m’est chaude, et, comme elle, m’a pris
Dans sa caresse unique, où mes espoirs taris
Ont soif de retrouver la source coutumière.

Ton âme m’est très douce, ainsi qu’une chaumière
De rêve, ouverte au vol errant des blancs esprits
Que les neiges du Rien si fatal ont surpris,
Un jour qu’ils essaimaient vers la candeur première.

Mais ton âme surtout m’est cruelle, et je pleure
De l’aimer, sans savoir si ce n’est pas un leurre
Que l’âme, et que l’amour, et que les pleurs versés.

Oh ! l’énigme éternelle ! oh ! les songes passés !
Tu m’as fait le Néant plus vide... et je frissonne,
D’être avec et sans toi, si le glas sourd en sonne !


Émile Cottinet

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