O calme nuit, qui doucement compose
En ma faveur l'ombre mieux animee
Qu'onque Morphee en sa sale enfumee
Peingnit du rien de ses Metamorphoses !

Combien heureus les œillets et les roses
Ceingnoient le bras de mon ame espamee,
Affriandant une langue affamee
Du Paradis de deus levres descloses !

Lorsque Phebus, laissant sa molle couche,
Se vint moquer de mes bras, de ma bouche
Et de sa seur, la lumiere fourchue !

Ah ! que boiteux, d'une poussive haleine
Soient ses chevaus, et ne cueille sa peine
Qu'un fruit amer de la vierge branchue.


Pontus de Tyard

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème sélectionné au hasard.

Coloriages, Livres et Poésie à Imprimer. Tout est gratuit !

Utilisez les liens ci-dessous pour découvrir tous les produits gratuits que j'ai créés pour vous :

Merci de me permettre de vous offrir plus de 16000 poèmes, de la poésie sur YouTube et des activités de méditation créatrice !
Johann