Ô nuict, heureuse nuict, plus blanche que l'aurore,
Plus belle que le jour par son astre esclairé,
Qui pour nous faire voir ce Christ tant desiré
Ouvrez en même temps le ciel, la terre encore.

Chasse loing de mon cœur ce froid, qui le devore,
Et ces obscurs brouillas dont il est entouré,
Afin qu'à ceste fois par tes feux espuré,
Il coure voir son Dieu, et le voyant l'adore.

Ja des Anges j'entends les langages nouveaux,
Que m'enseignent le beuf, et l'asne, et les drapeaux.
Ô quelle humilité, quel amour, quelle grace !

Mais que me vaut, mon Dieu, de te voir tel object,
Si ton œil ne me rend plus capable suject
Pour qui ton œil ça-bas ait daigné prendre place !


Antoine Favre

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