Ô sombre hiver ! Nuit de l’année,
Viens ! Ne garde plus enchaînée
La tempête désordonnée.

Accours des quatre points des cieux ;
Laisse l’ouragan furieux
Briser les chênes soucieux.

Âpre bise, ouragan sonore,
Accourez tous, je vous implore
Comme le soleil et l’aurore !

Que le champ, ce divin aïeul,
Disparaisse sous un linceul
De neige où le vent règne seul.

En ces jours d’angoisse et d’alarmes
Où nous versons de rouges larmes,
Noir hiver, prête-nous des armes !

Et lorsque leurs cadavres froids
Seront roidis au coin des bois,
Lâche tes corbeaux sur les rois !


Albert Glatigny

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