Par le milieu des déserts écartés,
Dans la frayeur des antres plus sauvages,
Et sur le bord des plus lointains rivages,
Je fuis les lieux des hommes habités,

Et regrettant tes divines beautés,
Seul à l'écart, j'écoute les ramages
Des oiselets qui en mille langages
Chantent d'amour les saintes déités.

Mais las, maîtresse, ô triste destinée !
Tu verras tôt ma vie terminée
Parmi ces bois, et alors tu diras :

" Repose, amant, sous ces bocages sombres,
Ces pleurs, ces cris que j'épands sur tes ombres,
Sont les présents que de moi tu auras. "


Flaminio de Birague

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème sélectionné au hasard.

Coloriages, Livres et Poésie à Imprimer. Tout est gratuit !

Utilisez les liens ci-dessous pour découvrir tous les produits gratuits que j'ai créés pour vous :

Merci de me permettre de vous offrir plus de 16000 poèmes, de la poésie sur YouTube et des activités de méditation créatrice !
Johann