Parmy les fleurs ce faulx Amour tendit
Une ré d’or legerement coulante,
Soubs les rameaux d’une divine Plante,
Où de pié coy ce cruel m’atendit.

Bien me sembla, que quelque voix me dît,
Haste les paz de ta course trop lente :
Quand une main doulcement violente
Serrant la corde à terre m’etendit.

Lors je fu’ pris : et ne me prenoy’ garde
Qu’en mile nœuds lié je me regarde
En la prison d’une beauté celeste.

Là est ma foy, gëolier nuit et jour.
O doulce chartre ! ô bienheureux sejour !
Qui m’a rendu la liberté moleste.

Joachim du Bellay

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