Penser volage, et leger comme vent,
Qui or’au ciel, or’en mer, or’en terre
En un moment cours, et recours grand erre,
Voire au sejour des ombres bien souvent.

Et quelque part que voises t’eslevant,
Ou rabaissant, celle qui me faict guerre,
Celle beauté tousjours devant toy erre,
Et tu la vas d’un leger pié suyvant.

Pourquoy suis-tu (ô penser trop peu sage !)
Ce qui te nuist ? pourquoy vas-tu sans guide,
Par ce chemin plein d’erreur variable ?

Si de parler au moins eusses l’usage,
Tu me rendrois de tant de peines vide,
Toy en repos, et elle pitoyable.

Joachim Du Bellay

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