La vie, l’ingrate vie qui nous a séparés,
T’a conduit peu à peu vers la désespérance ;
Contre de noirs écueils, après bien des errances,
Sans doute as-tu choisi, un soir, de t’échouer.

Tu ne supportais plus les affres du destin,
Les soucis récurrents, les rêves sans issue,
Tu fuyais la détresse et les déconvenues,
Tu ployais sous le poids des immenses chagrins.

La chance me comblait quand tu versais des pleurs…
Devant le blanc tombeau décoré de bruyères,
Le remords me harcèle et tenace et sincère,
Et j’éprouve une vive et si forte douleur…

Que me reste-t-il donc, sinon de frêles fleurs ?
Que me reste-t-il donc, sinon quelques chimères,
Sinon la sensation affligeante et amère
De t’avoir dérobé une part de bonheur ?

Isabelle Callis-Sabot

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