Que vous souhaitiez exprimer vos condoléances à travers une belle carte, ou lire de la poésie lors d'un enterrement, vous trouverez sur cette page une belle sélection de poèmes et de citations qui je l'espère vous inspirera.

Perdre un être cher est une expérience terrible et très douloureuse. La poésie permet souvent de mettre des mots sur les maux et peut nous aider à exprimer nos émotions. C’est un sentiment très réconfortant de pouvoir s'exprimer à travers un poème et de savoir que quelqu’un d’autre a ressenti exactement la même chose.

La poésie permet de révéler et de mettre en image un monde sensible que les poètes voient pour nous. Les poètes sont aussi beaucoup plus habiles avec les mots que la plupart d'entre nous.

Voici donc quelques très beaux poèmes et citations sur la mort et le deuil. J'espère que l'un d'entre eux reflétera ce que vous ressentez pour vous aider dans votre travail de deuil.

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Les plus beaux poèmes pour des obsèques

J’ai écrit ton nom - Paul Eluard

J’ai écrit ton nom sur le sable,
Mais la vague l’a effacé.
J’ai gravé ton nom sur un arbre,
Mais l’écorce est tombée.
J’ai incrusté ton nom dans le marbre,
Mais la pierre a cassé.
J’ai enfoui ton nom dans mon cœur,
Et le temps l’a gardé.

Tu peux partir - Anonyme

Tu peux partir……
Tu resteras toujours présent dans ma vie
avec tout ce que tu m'as donné, enseigné, témoigné…..

L'avenir a le pouvoir de nous éloigner physiquement,
mais il n'a pas la force de me priver de ce que j'ai reçu de toi.

Peut-être m'obligera-t-il à t'apprivoiser dans une nouvelle présence,
mais jamais il ne m'interdira de me réjouir de ce que je conserve de nous.

Rien, non rien ne peut altérer ce que nous avons vécu de beau ensemble.

Les relations sont comme des rêves :
Elles meurent seulement le jour où on les abandonne.

Tu es parti, mais tu habites ce que je suis devenue….

Et je garde au fond de mon cœur l'espérance de tes bras dans notre ultime rencontre.

La mort n’est rien - Charles Péguy

La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours.

Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné,
parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent, ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.

Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.

Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l’a toujours été,
sans emphase d’aucune sorte,
sans une trace d’ombre.

La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin.

Vous voyez, tout est bien.

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Quand je ne serai plus là - Anonyme

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !

Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !

Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !
Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.

Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et et la vie continue !
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec Dieu !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !

Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !

N’allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

L'Adieu - Guillaume Apollinaire

J’ai cueilli ce brin de bruyère
L’automne est morte souviens-t’en
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps brin de bruyère
Et souviens-toi que je t’attends

Tu peux pleurer son départ - Anonyme

Tu peux pleurer son départ
Ou tu peux sourire parce qu’elle a vécu
Tu peux fermer les yeux et prier pour qu’elle revienne
Ou ouvrir les yeux et voir qu’elle est partie
Ton cœur peut être vide de ne plus la voir
Ou il peut être rempli de l’amour qu’elle a partagé
Tu peux tourner le dos à demain et vivre le passé
Ou tu peux être heureux pour demain à cause du passé
Tu peux te souvenir d’elle et seulement qu’elle n’est plus
Ou tu peux chérir sa mémoire et la laisser vivre
Tu peux pleurer et te renfermer, être vide et tourner le dos
Ou tu peux faire ce qu’elle aurait voulu, sourire, ouvrir les yeux, aimer et aller de l’avant.

La nuit n'est jamais complète - Paul Éluard

La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.

Quand je partirai - Anonyme

Maintenant que je suis parti, laissez-moi aller
Même s’il me restait encore des choses à voir et à faire.
Ma route ne s’arrête pas ici.
Ne vous attachez pas à moi à travers vos larmes.
Soyez heureux de toutes les années passées ensemble.

Je vous ai donné mon amour,
Et vous pouvez seulement deviner combien de bonheur vous m’avez apporté.
Je vous remercie pour l’amour que vous m’avez témoigné
Mais il est temps maintenant que je poursuite ma route.

Pleurez-moi quelques temps, si pleurer il vous faut.
Et ensuite, laissez votre peine se transformer en joie
Car c’est pour un moment seulement que nous nous séparons
Bénissez donc les souvenirs qui sont dans votre cœur.

Je ne serai pas très loin, car la vie se poursuit
Si vous avez besoin de moi, appelez-moi, je viendrai
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher.
Je serai près de vous.
Et si vous écoutez avec votre cœur,
Vous percevrez tout mon amour autour de vous dans sa douceur et sa clarté.

Et puis, quand vous viendrez à votre tour par ici,
Je vous accueillerai avec le sourire
Et je vous dirai : « bienvenue chez nous».

Les yeux - René-François Sully Prudhomme

Les yeux est un poème célèbre de René-François Sully Prudhomme paru dans le recueil Stances et poèmes (1865). Il se compose de cinq quatrains en octosyllabes aux rimes croisées. Le poète y fait un lien entre les yeux et la mort. La vie est brève et la mort est un passage vers une autre existence.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu leur regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.

Plainte - Philippe Desportes

(extrait)

Donne que les esprits de ceux que je soupire
N'éprouvent point, Seigneur, ta justice et ton ire;
Rends-les purifiés par ton sang précieux,
Cancelle leurs péchés et leurs folles jeunesses,
Fais-leur part de ta grâce, et, suivant tes promesses,
Ressuscite leurs corps et les mets dans les cieux.

La tombe dit à la rose - Victor Hugo

La tombe dit à la rose :
- Des pleurs dont l'aube t'arrose
Que fais-tu, fleur des amours ?
La rose dit à la tombe :
- Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ?

La rose dit : - Tombeau sombre,
De ces pleurs je fais dans l'ombre
Un parfum d'ambre et de miel.
La tombe dit : - Fleur plaintive,
De chaque âme qui m'arrive
Je fais un ange du ciel !

Ce que c'est que la mort - Victor Hugo

Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l'homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;
On tâche d'oublier le bas, la fin, l'écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;
Ils sont la même larme et sortent du même œil.
On vit, usant ses jours à se remplir d'orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C'est la tombe.
Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille nœuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;
Et soudain on entend quelqu'un dans l'infini
Qui chante, et par quelqu'un on sent qu'on est béni,
Sans voir la main d'où tombe à notre âme méchante
L'amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.
On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d'extase et d'azur s'emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

Amitié Fidèle - Nicolas Boileau

Parmi les doux transports d'une amitié fidèle,
Je voyais près d'Iris couler mes heureux jours :
Iris que j'aime encore, et que j'aimerai toujours,
Brûlait des mêmes feux dont je brûlais pour elle :

Quand, par l'ordre du ciel, une fièvre cruelle
M'enleva cet objet de mes tendres amours ;
Et, de tous mes plaisirs interrompant le cours,
Me laissa de regrets une suite éternelle.

Ah ! qu'un si rude coup étonna mes esprits !
Que je versais de pleurs ! que je poussais de cris !
De combien de douleurs ma douleur fut suivie !

Iris, tu fus alors moins à plaindre que moi :
Et, bien qu'un triste sort t'ait fait perdre la vie,
Hélas ! en te perdant j'ai perdu plus que toi.

Demain, dès l'aube - Victor Hugo 

Demain, dès l’aube de Victor Hugo est possiblement le poème le plus célèbre sur le deuil. Publié dans le recueil Les Contemplations (1856), il se compose de trois quatrains d’alexandrins en rimes croisées. Ce poème autobiographique s’adresse à sa fille décédée à laquelle il rend visite annuellement.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Epitaphe - Mathurin Regnier

J'ai vécu sans nul pensement,
Me laissant aller doucement
A la bonne loi naturelle,
Et si m'étonne fort pourquoi
La mort daigna songer à moi,
Qui n'ai daigné penser à elle.

Les plus belles citations sur le deuil et la mort

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Alphonse de Lamartine

Nous rencontrons l'amour qui met nos coeurs en feu, Puis nous trouvons la mort qui met nos corps en cendres.

Tristan L'Hermite

Je ne vois pas pourquoi on ferait un travail de deuil. On ne se console pas de la mort de quelqu'un qu'on aime.

Michel Houellebecq

La mort, c'est l'élargissement dans l'infini.

Victor Hugo

Les habits de deuil ont beau s'user et blanchir : le coeur reste noir.

Victor Hugo

Plus encore que la vie La mort nous tient souvent par des liens subtils.

Charles Baudelaire

L'instant où nous naissons est un pas vers la mort.

Voltaire

La mort n'a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n'y pensera plus.

Boris Vian

La vie est une cerise La mort est un noyau L'amour un cerisier.

Jacques Prévert

Un tel est mort. Pourquoi irai-je à son enterrement puisque, j'en suis certain, il n'ira pas au mien ?

Jacques Prévert

C'est par sa mort parfois qu'un homme montre qu'il était digne de vivre.

Francis Ponge

Les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis.

Victor Hugo

La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier, La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.

François De Malherbe

La mort ne surprend point le sage : il est toujours prêt à partir.

Jean De La Fontaine

C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre.

Charles Baudelaire

C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.

Maurice Genevoix

Chaque instant de la vie est un pas vers la mort.

Pierre Corneille

La mort nous parle d'une voix profonde pour ne rien dire.

Paul Valéry

La vie s'amuse ; la mort fait le ménage.

Jacques Prévert

Si j'étais immortel, j'inventerais la mort pour avoir du plaisir à vivre.

Jean Richepin

Quand je serai mort, on ne me fera plus souffrir.

Paul Claudel

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