Puisqu'à si beau Soleil j'ai mon aile étendue,
Plus mon désir me pousse et m'élève là-haut,
Plus je perds mon séjour, plus mon désir est chaud,
Je méprise la terre et surmonte la nue.

Je ne crains le malheur ni la perte connue
Du jeune audacieux, ni son funèbre saut ;
Bien que je tombe ainsi, chétif, il ne m'en chaut :
La mort pour tel dessein n'épouvante ma vue.

Mon cœur s'écrie alors, étonné du danger :
" Malheureux, où vas-tu si prompt et si léger ?
Toujours un repentir suit pareille entreprise. "

Non, ne crains point, mon cœur, aide-moi seulement.
Celui meurt au berceau qui son bonheur méprise,
Et qui meurt comme nous vit éternellement.


Siméon-Guillaume de La Roque

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