Quand je voy les efforts de ce Grand Alexandre,
D'un Cesar dont le sein comblé de passions
Embraze tout de feu de ces ambitions,
Et n'en laisse apres soy memoire qu'en la cendre.
Quand je voy que leur gloire est seulement de rendre,
Apres l'orage enflé de tant d'afflictions,
Calmes dessous leurs loix toutes les nations
Qui voyent le Soleil et monter et descendre :
Encor que j'ay dequoy m'engueillir comme eux,
Que mes lauriers ne soyent de leurs lauriers honteux,
Je les condamne tous et ne les puis deffendre :
Ma belle c'est vers toy que tournent mes espris,
Ces tirans-la faisoyent leur triomphe de prendre,
Et je triompheroy de ce que tu m'as pris.


Jean de Sponde

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