Ruines au bord du vieux Rhin
On s’embrasse bien dans votre ombre
Les mariniers qui voient de loin
Nous envoient des baisers sans nombre

La nuit arrive tout à coup
Comme l’amour dans ces ruines
Du Rhin là-bas sortent le cou
Des niebelungs et des ondines

Ne craignons rien des nains barbus
Qui dans les vignes se lamentent
Parce qu’ils n’ont pas assez bu
Ecoutons les nixes qui chantent


Guillaume Apollinaire

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