Pour sujet préféré, les poètes de Chine
Ont le saule pleureur se suspendant sur l’eau.
Ou dirait une vierge à taille souple et fine,
Que de ses longs cheveux courberait le fardeau.

Chaque fleur d’une étoile a la pâleur divine ;
Chaque feuille au zéphir tremble comme un oiseau ;
Et la nappe immobile où l’arbre se dessine,
A l’air d’un grand œil triste où se mire un tombeau.

Sous son ombre, vers l’heure où le soleil décline,
Quand d’obliques rayons dorent chaque rameau,
Celui qui vient songer, les bras sur la poitrine,

Sent fleurir dans son cœur quelque chose de beau
Et comprend votre culte, ô poètes de Chine,
Pour le saule pleureur se suspendant sur l’eau.


Armand Renaud

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