Si tôt que j'eus quitté les délices du port
Et d'un œil affligé pris congé du rivage,
J'appris que de la mer l'infidèle passage
Était peu différent de celui de la mort.

Les ondes contre moi firent un tel effort
Et d'un si rude choc vainquirent mon courage
Qu'au moindre de mes maux, si j'eusse fait naufrage,
J'en eusse rendu grâce à la bonté du sort.

A la fin je devins aussi froid que la glace,
La nature aux douleurs abandonna la place
Et mon cœur demeura sans vigueur et sans pouls.

Je perdis la clarté, mes lèvres furent closes
Et mon esprit, Olympe, oubliait toutes choses
S'il ne se fût alors ressouvenu de vous.


Claude Malleville

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème sélectionné au hasard.

Coloriages, Livres et Poésie à Imprimer. Tout est gratuit !

Utilisez les liens ci-dessous pour découvrir tous les produits gratuits que j'ai créés pour vous :

Merci de me permettre de vous offrir plus de 16000 poèmes, de la poésie sur YouTube et des activités de méditation créatrice !
Johann