Ce ne sont pas des yeux, ce sont plutôt des dieux,
Ils ont dessus les rois la puissance absolue :
Dieux, non, ce sont des cieux, ils ont la couleur bleue,
Et le mouvement prompt comme celui des cieux.

Cieux, non, mais deux soleils clairement radieux
Dont les rayons brillants nous offusquent la vue :
Soleils, non, mais éclairs de puissance inconnue,
Des foudres de l'amour signes présagieux.

Car s'ils étaient des dieux, feraient-ils tant de mal ?
Si des cieux, ils auraient leur mouvement égal ;
Deux soleils, ne se peut : le soleil est unique.

Éclairs, non : car ceux-ci durent trop et trop clairs ;
Toutefois je les nomme, afin que je m'explique,
Des yeux, des dieux, des cieux, des soleils, des éclairs.


Honorat Laugier de Porchères

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.