A Valentin Girod.

Une confusion de sons, de feux et d'ailes,
Où flottent des parfums de lys et d'orangers ;
Une Vierge s'avance à pas fins et légers
Sous un chapeau fleuri de claires asphodèles.

Un doux peuple d'enfants heureux de se voir nus,
S'ébat dans la rivière où la lumière éclate,
Et le vent langoureux, à la nue écarlate,
Porte comme un encens de rires ingénus.

Le Printemps à sa fête ineffable convie,
Mais, dans l'herbe, un vieux crâne où du lierre se tord
Montre un large rictus : on dirait que la Mort
A mis sa griffe au bas du tableau de la Vie.


Louis Duchosal

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