Quand tu ouvres la bouche — ô Gul-i-siah —
j’aperçois une caverne où s’alignent des perles dédaignées
du tellal.

Quand ton haleine m’atteint — ô Gul-i-siah — je
porte sans délai la rose à mes narines.

Quand tu commences un récit — ô Gul-i-siah —
les serpents sifflent dans les airs et les scorpions s’entretuent.

Et quand retombe le silence — ô Réprouvée — le
monde n’est plus qu’un marécage au bord duquel tu
as coassé.


Marguerite Ferté

Découvrez mes poèmes originaux grâce au service Poésie Postale, ou en me suivant sur sur Instagram, YouTube et Tiktok.

Cliquez ci-dessous pour découvrir un poème au hasard.