Tirsis, laisse parler le vulgaire insensé
Et n'ecoute jamais sinon ta conscience,
Chez elle seulement est le siege dressé
Qui doit te condamner ou prendre ta deffense,

Le plus beau de tes ans s'en va tantost passé,
Et tu n'as pas de vivre encore la science ;
Ton esprit hors de soy se trouve balancé
Et suit d'un faux honneur la trompeuse apparance.

De moy, que les clameurs d'un vulgaire indiscret,
Viennent pour me troubler dans mon calme secret,
Mon calme n'en sera que plus grand et plus ferme.

Ce n'est qu'un vent qui bruit autour de ma maison
Et qui frappant en vain la porte que je ferme
En fait mieux reposer mes sens et ma raison.


Charles Vion d'Alibray

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