Ta paille azur des lavandes,
Ne crois pas avec ce cil
Osé que tu me la vendes
Comme à l’hypocrite s’il

En décore la faïence
Où chacun jamais complet
Tapi dans sa défaillance
Au bleu sentiment se plaît :

Mieux entre une envahissante
Chevelure ici mets-la
Que le brin salubre y sente,
Zéphyrine, Paméla

Pour décerner à l’époux
Les prémices de tes poux.
L’ennui d’aller en visite
Avec l’ail nous l’éloignons.
L’élégie au pleur hésite
Peu si je fends des oignons.
Hors de la poix rien à faire,
Le lis naît blanc, comme odeur
Simplement je le préfère
A ce bon raccommodeur.

Il va de cuir à ma paire
Adjoindre plus que je n’eus.
Jamais, cela désespère
Un besoin de talons nus

Son marteau qui ne dévie
Fixe de clous gouailleurs
Sur la semelle l’envie
Toujours conduisant ailleurs.

Il recréerait nos souliers,
O pieds, si vous le vouliez !
Ces cailloux, tu les nivelles,
Et c’est, comme troubadour,
Un cube aussi de cervelles
Qu’il me faut ouvrir par jour.
Toujours, n’importe le titre,
Sans même s’enrhumer au
Dégel, ce gai siffle-litre
Crie un premier numéro.
La femme, l’enfant, la soupe
En chemin pour le carrier
Le complimentent qu’il coupe
Dans l’us de se marier.
Le vif œil dont tu regardes
Jusques à leur contenu
Me sépare de mes hardes,
Et comme un dieu je vais nu.


Stéphane Mallarmé

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Johann