Vers la plage rosine où le Soleil s'esleve
Loin d'Acre et de Sion le chemin d'un Sabbath,
Vis à vis du Calvaire un autre mont s'esleve
Tousjours vert des honneurs du Minervé combat.

Ces fueilleux arbrisseaux ennemis du debat,
Ce mont qui dans Cedron ses racines abreve,
Où l'humble solitude aux soucis donne treve,
Estoient de nostre Amant le coustumier esbat.

Il y avoit au pied de ce mont une terre
Ditte Gethsemani, et dedans un parterre
Où le Sauveur s'en va loin du peuple et du bruit.

Ô voyage, ô village, ô jardin, ô montaigne
Si devot maintenant le Sauveur j'accompagne
Permetés qu'à ce coup je gouste vostre fruit.


Jean de La Ceppède

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