Voicy le jour, que l’eternel amant
Fist par sa mort vivre sa bien aimée :
Qui telle mort au cœur n’a imprimée,
O seigneur Dieu ! est plus que dyamant.

Mais qui poura sentir ce doulx torment,
Si l’ame n’est par l’amour enflammée ?
Soufle luy donc, pour la rendre allumée,
L’esprit divin de ton feu vehement.

Pleurez mes yeulx, de sa mort la memoire,
Chantez mes vers, l’honneur de sa victoire,
Et toy, mon cœur, fay luy son deu hommage.

O que mon Roy est invincible, et fort !
O qu’il a faict grand gaing de son dommage !
Qui en mourant triomphe de la mort.

Joachim du Bellay

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